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	<title>L’Actualité &#8211; Beaujolaisandco.fr : vins, beaujolais et compagnie</title>
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	<title>L’Actualité &#8211; Beaujolaisandco.fr : vins, beaujolais et compagnie</title>
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		<title>Marché aux vins de Fleurie 2021 : Le gamay du dimanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 17:39:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour certains, le dimanche est jour du Seigneur. Au vin de messe suit parfois le traditionnel rôti de bœuf – haricots verts partagé en famille. Là, trône un Gamay dominical qui fait office de point de ralliement pour toute la famille. Sur cette table dressée avec amour, notre vin du Beaujolais a fière allure dans [&#8230;]]]></description>
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<p>Pour certains, le dimanche est jour du Seigneur. Au vin de messe suit parfois le traditionnel rôti de bœuf – haricots verts partagé en famille. Là, trône un Gamay dominical qui fait office de point de ralliement pour toute la famille. Sur cette table dressée avec amour, notre vin du Beaujolais a fière allure dans son écrin. Il affirme crânement sa personnalité et ses valeurs. Convivialité, personnalité, et plaisir partagé. Il emporte les suffrages. Les « Yesss » viennent l’accueillir. Les « ahhhh » l’escortent jusque dans nos verres. Enfin, ce sont les « hmmm » qui s’enchaînent au sortir de gorgées de plaisir. Tel sait être le <a href="https://beaujolaisandco.fr/cepage-gamay/" data-type="post" data-id="2499">gamay </a>du dimanche ! Telles sont les traditions familiales. Tels sont les plaisirs simples de la vie.</p>



<p>Mais un diable de virus est venu mettre son grain de sel dans cette affaire qui marchait pourtant si bien. Le <a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-appellation/" data-type="post" data-id="2680">Beaujolais</a> attendait alors sagement son heure pour un retour triomphal. Chose fut faite et fête il y eut, lors de ce <strong>95<sup>ème</sup> marché aux vins de Fleurie.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout est dans le choix</h2>



<p>En piste, des vins du <strong>Beaujolais</strong> évidemment mais aussi des cuvées du <strong>Mâconnais et du Chalonnais</strong> voisin. Après tout, le vignoble du Beaujolais ne fait-il pas partie de la « Grande Bourgogne » ? En outre, rappelons que le département de la Saône et Loire vient lécher les ceps de nos <a href="https://beaujolaisandco.fr/crus-du-beaujolais/" data-type="post" data-id="2705">crus </a>les plus septentrionaux.</p>



<p>L’affiche promettait ! Quelques <strong>45 domaines</strong> s’étaient ainsi donné rendez-vous pour dompter les cépages de ces appellations. Dans leur besace, non pas des lapins sortis du chapeau comme par magie, mais des cuvées en veux-tu en voilà. Styles et millésimes à (re)découvrir se tenaient là, s’offraient sagement et généreusement à la papille qui était aux anges. Certains domaines étaient venus avec des millésimes plus avancés. Il est toujours bon et intéressant de constater la façon dont le gamay se comporte sur la durée. Autant de témoignages et d’illustrations bachiques sur le métier de vigneron et l’art qui est celui de « savoir faire » du vin.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="600" src="https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/marche-aux-vins-de-fleurie-2021-interieur-1.jpg" alt="" class="wp-image-3834" srcset="https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/marche-aux-vins-de-fleurie-2021-interieur-1.jpg 800w, https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/marche-aux-vins-de-fleurie-2021-interieur-1-300x225.jpg 300w, https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/marche-aux-vins-de-fleurie-2021-interieur-1-768x576.jpg 768w, https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/marche-aux-vins-de-fleurie-2021-interieur-1-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>



<p>La jeune génération de néo-vignerons était particulièrement bien représentée. Des domaines plus «&nbsp;institutionnels&nbsp;» ou «&nbsp;historiques&nbsp;» ont su également tenir leur rang et affirmer leur statut. Il y en avait véritablement pour toutes les papilles et toutes les bourses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La force du Beaujolais Blanc</h2>



<p>Autre élément intéressant à souligner est la très belle qualité globale des Beaujolais Blancs. La <strong>production reste encore très confidentielle (environ 2%)</strong> mais la qualité est là incontestablement. Le consommateur aura raison de s’intéresser de plus en plus à ce type de cuvées. Un profil de vins à la personnalité aboutie et à la qualité indéniable ; offrant un <strong>rapport prix/plaisir extra</strong>. Voilà qui devrait pouvoir tirer le vignoble vers le haut et ne pas le ramener à sa caricature de vins « glou-glou » dans lequel trop de faiseurs d’opinions veulent l’enfermer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Satané millésime 2021</h2>



<p>Mais cette rencontre de Fleurie était aussi l’occasion de discuter avec les vignerons et les vigneronnes de ce millésime 2021 qui s’avéra d’une <strong>difficulté et d’une exigence à tout point de vue</strong> pour les travailleurs. Il en aura fallu du courage et de l’énergie. Rien ne leur aura été épargné. Il faudra collectivement s’en souvenir quand il s’agira de goûter ce satané millésime. Le confort de nos dégustations salonnardes ne devra pas se départir de bienveillance et de compréhension dans l’appréciation d’un millésime ô combien compliqué. En même temps, c’est ainsi que s’exprimera le talent, l’art d’être vigneron&nbsp;; sorte de cruelle sélection naturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Beaujolais &amp; Co, au boulot&nbsp;!</h2>



<p>Mais revenons à notre marché du jour. En ce dimanche, le soleil berçait les esprits et caressait les corps. Délicieuse sensation d’automne s’il en est. Cependant, chez <strong>Beaujolais &amp; Co</strong>, on reste pro même dans ces conditions. Du coup, hop, ni une, ni deux, ni même trois ou quatre, direction le marché. Le panier en osier n’était pas nécessaire mais nos papilles alertes allaient elles aussi devoir se bouger et faire montre de professionnalisme rigoureux.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="400" height="533" src="https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/visite-du-marche-aux-vins.jpg" alt="" class="wp-image-3827" srcset="https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/visite-du-marche-aux-vins.jpg 400w, https://beaujolaisandco.fr/wp-content/uploads/2021/10/visite-du-marche-aux-vins-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption>Vos humbles serviteurs en action</figcaption></figure></div>



<p>Nuls poireaux, salades ou choux-fleurs sur les étals de ce marché mais des <a href="https://beaujolaisandco.fr/chardonnay/" data-type="post" data-id="3471">chardonnays</a> et des gamays pour <strong>notre future <a href="https://beaujolaisandco.fr/produit/bojobox/" data-type="product" data-id="2820">Bojobox </a>(la box 100 % vins du Beaujolais)</strong> Car c’est bien de cela dont il s’agit. Trouver des cuvées est un travail passionnant mais qui n’est pas si simple. Il requiert méthode, rigueur et ouverture d’esprit. Le professionnalisme ne s’improvise pas. Des vins goûtés, des vins appréciés et des vins évalués. Le temps du débrief et de la sélection viendra. Mais ces salons, ces rencontres sont aussi l’occasion d’échanges avec les vignerons et les vigneronnes. Il est bon, instructif et enrichissant d’entendre leurs mots pour évoquer leur métier. Les émotions passent aussi par ces moments-là. Il faut savoir les apprécier. </p>



<p>Pour finir, <strong>disons-le sans détour, ce fut une belle organisation. Un évènement remarquable.</strong></p>



<p>Ensemble, (re)découvrons le Beaujolais…et pas que le dimanche avec la <a href="https://beaujolaisandco.fr/bojobox/" data-type="page" data-id="2811">Bojobox </a>! </p>
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		<title>« Bienvenue en Beaujonomie » : Plats et vins du Beaujolais pour un festival des sens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 12:50:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[A table les amis&#160;! Tendez vos verres et approchez vos assiettes. L’édition 2021 Bienvenue en Beaujonomie arrive pour faire fredonner nos papilles restées si longtemps confinées. Les 2, 3 &#38; 4 juillet le temps d’un repas, on va se pourlécher les babines aux quatre coins du Beaujolais. Associer la cuisine d’un chef… Pensez-donc, une cinquantaine [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>A table les amis&nbsp;! Tendez vos verres et approchez vos assiettes. L’édition 2021 <strong><em>Bienvenue en Beaujonomie</em></strong> arrive pour faire fredonner nos papilles restées si longtemps confinées. <strong>Les 2, 3 &amp; 4 juillet</strong> <strong>le temps d’un repas</strong>, on va se pourlécher les babines aux quatre coins du Beaujolais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Associer la cuisine d’un chef…</h2>



<p>Pensez-donc, <strong>une cinquantaine de domaines</strong> nous accueillent pour un moment de partage, de convivialité et de plaisirs des sens. Car oui, le temps d’un dîner, déjeuner, les domaines proposent de mettre les petits plats dans les grands évidemment pour magnifier ces plats canailles que nos chefs locaux cuisinent pour nous ravir. Le plaisir du partage à la Française…à la Beaujolais plus précisément.</p>



<h2 class="wp-block-heading">…aux vins d’un domaine</h2>



<p>Les grandes tablées déclineront cette ambiance «&nbsp;néo-Bistrot&nbsp;» sous les bons offices de notre <strong>Gamay et Chardonnay local</strong>. On ne le dira jamais assez. Les Beaujolais de fêtes ne sauraient faire oublier les <strong>Beaujolais au style plus gastronomique</strong>. Là, le temps d’un bon repas, les cuvées délaissent leur esprit joueur, cabotin, pour parfaire un accent canaille voir gastronomique. La finesse des textures, des arômes, des saveurs annonce la complexité des vins. <strong>On accède alors à un autre univers de plaisir</strong>. On (re)découvre les vins du Beaujolais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la fête est belle</h2>



<p>Mais là fête ne s’arrête pas là. L’occasion sera belle de visiter les chais, de s’initier à la dégustation, d’en savoir un peu plus sur notre beau vignoble. De-ci, de-là, des activités culturelles seront proposées (pique-nique musical, lectures, parcours œnologique). Chaque domaine est libre d’organiser son événement <strong><em>Bienvenue en Beaujonomie</em></strong>. Bref, une occasion de faire la fête et de se retrouver.</p>



<p>Et c’est ainsi que le Beaujolais est grand&nbsp;! Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site <a href="https://bienvenue-en-beaujonomie.fr/" data-type="URL" data-id="https://bienvenue-en-beaujonomie.fr/" target="_blank" rel="noopener">bienvenue-en-beaujonomie.fr</a> pour choisir votre domaine, événement et vous inscrire.</p>
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		<title>Interviews : les meilleurs sommeliers de France et d&#8217;Angleterre nous parlent du Beaujolais !</title>
		<link>https://beaujolaisandco.fr/interview-meilleurs-sommeliers-francais-2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 20:03:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Exceptionnel, et exclusif&#160;! Beaujolais &#38; Co vous propose pas moins de 4 interviews «&#160;stars&#160;» sur le Beaujolais. Nous commençons par les 3 sommeliers finalistes du Concours du Meilleur Sommelier de France&#160;: Pierre Vila Palleja, Florent Martin et Aymeric Pollenne. Puis nous adoptons un angle plus «&#160;British&#160;» avec l’interview de Xavier Rousset, Master Sommelier, Meilleur Sommelier [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Exceptionnel, et exclusif&nbsp;!</p>



<p><strong>Beaujolais &amp; Co</strong> vous propose pas moins de 4 interviews «&nbsp;stars&nbsp;» sur le Beaujolais.</p>



<p>Nous commençons par les 3 sommeliers finalistes du <strong><em>Concours du Meilleur Sommelier de France&nbsp;: </em>Pierre Vila Palleja, Florent Martin et Aymeric Pollenne. </strong>Puis nous adoptons un angle plus «&nbsp;British&nbsp;» avec l’interview de <strong>Xavier Rousset, Master Sommelier, Meilleur Sommelier d’Angleterre</strong>.</p>



<p>Chacun nous raconte sa vision du Beaujolais et nous aide à décrypter ce vignoble. Atouts, faiblesses, relation au consommateur mais aussi enjeux d’avenir. Les grandes thématiques sont abordées en toute simplicité et transparence.</p>



<p>Voilà un focus de qualité et original qui vous est proposé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi eux&nbsp;?</h2>



<p>Chez<em> <strong>Beaujolais &amp; Co</strong></em> on a voulu questionner notre bien-aimé Beaujolais. Ces échanges sont là afin de nous éclairer, de prendre du champ, de la hauteur. La mise en perspective est toujours utile.</p>



<p>Pour cela, on a décidé de faire appel aux trois sommeliers finalistes du Concours du Meilleur Sommelier de France 2021. Tous trois sont jeunes, implantés à Paris et travaillent en restaurant gastro ou étoilé, auprès d’un public amateur de vins<em>.</em></p>



<p>Les vins du Beaujolais se sont toujours <strong>illustrés hors de ses frontières naturelles.</strong> Paris, la capitale, s’est trouvée généreuse terre d’accueil&nbsp;; les pays anglo-saxons et asiatiques également. Fort de ce constat, nous avons aussi choisi de vous offrir un focus «&nbsp;outre-manche&nbsp;» sur notre vignoble favori.</p>



<p>Mais historiquement aucun de ces sommeliers n’était un grand amateur de beaujolais. Petit à petit leur conversion s’est faite. Pourquoi, comment&nbsp;? Il nous semble intéressant de se pencher sur ce <strong>regard à la fois «&nbsp;candide&nbsp;» en ce qui concerne le Beaujolais et professionnel-expert en ce qui concerne l’univers du vin.</strong></p>



<p>Ces quatre sommeliers sont un relais entre les vignerons et les consommateurs. Pour ces raisons, il nous semblait intéressant de les entendre.</p>



<p>Nous sommes convaincus de la <strong>nécessité de (re)découvrir le Beaujolais</strong>. Cela passera entre autres par des sommeliers de renom en relais de goût et d’opinion. Mais n’oublions pas la presse (spécialisée ou/et généraliste), les institutionnels et les vignerons eux-mêmes évidemment.</p>



<p>Partir d’un constat, puis partager des pistes de réflexions sur les enjeux d’avenir, voilà présentés ci-dessus nos échanges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vins et vignerons, le discret et chaleureux sens de l’accueil</h2>



<p>La convivialité marque les esprits de tous ceux qui dégustent du beaujolais ou qui viennent se balader dans les vignes visiter les domaines. La rondeur du vin, sa bonhommie, son côté friand. Ne parle-t-on pas de vin de copains&nbsp;? Cela est sans compter l’accent et la décontraction du vigneron qui vous accueille les bras ouverts, en toute simplicité.</p>



<p><strong>Ici, personne ne se prend au sérieux</strong>. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne sait pas faire les choses sérieusement et avec cœur. Mais une certaine retenue, discrétion semble être une sorte de marque de fabrique comparativement au vignoble bourguignon tout proche.</p>



<p>Nos sommeliers dégustateurs insistent sur ce point qu’ils trouvent notable. Ils l’apprécient certes. Mais dans une certaine mesure, <strong>ils semblent presque «&nbsp;le regretter&nbsp;»</strong>. Du moins, ils insistent sur le fait que les vignerons devraient ne pas hésiter à <strong>mettre davantage en avant la haute qualité de leur travail.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les vins en Beaujolais sont de grands inconnus</h2>



<p>Le Beaujolais est mondialement connu&nbsp;; croit-on. Le troisième jeudi de novembre, oui évidemment, la fête rassemble les curieux, les amateurs de <strong><a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-nouveau/" data-type="post" data-id="2561" class="rank-math-link">beaujolais nouveau</a></strong> et de sensations fortes. Le marketing des années 70-80 est passé par là.</p>



<p>L’international n’est pas absent. Les Japonais, entre autres, savent à nul autre pareil s’abandonner au plaisir bachique du divin nectar. L’Angleterre, les Etats-Unis (pour ne citer qu’eux) sont aussi des marchés tout à fait conséquents pour nos vins. Mais ici, il est bien souvent davantage question de <strong><a href="https://beaujolaisandco.fr/crus-du-beaujolais/" data-type="post" data-id="2705" class="rank-math-link">Crus du Beaujolais</a></strong> au travers de <a href="https://beaujolaisandco.fr/fleurie/" data-type="post" data-id="2658" class="rank-math-link">Fleurie</a>, <a href="https://beaujolaisandco.fr/moulin-a-vent/" data-type="post" data-id="2657" class="rank-math-link">Moulin à Vent</a> ou bien encore <a href="https://beaujolaisandco.fr/cote-de-brouilly/" data-type="post" data-id="2652" class="rank-math-link">Côte de Brouilly</a> ou <a href="https://beaujolaisandco.fr/morgon/" data-type="post" data-id="2659" class="rank-math-link">Morgon</a>.</p>



<p>Mais nous en France, finalement, quel est notre regard&nbsp;sur les vins du Beaujolais&nbsp;? Schématiquement, il semble y avoir <strong>deux camps parfois difficilement réconciliables</strong>. Il y a d’un côté ceux qui restent sur l’amère expérience d’un beaujolais nouveau style années 90, pas bien structuré, pas bien en place… pas bien bon tout simplement. Pour eux, les vins du Beaujolais sont exclusivement synonymes de beaujolais nouveau. Le regard est loin d’être très positif.</p>



<p>D’autres au contraire connaissent les crus et voient en eux finesse, personnalité, parfois vins de garde. Des bons rapports prix/plaisirs comme cela, l’amateur, le connaisseur en redemandent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport qualité / prix imbattable</h2>



<p>Une gamme marquée par <strong>l’extraordinaire rapport prix&nbsp;/plaisir</strong>. Voilà l’unanimité qui se fait jour ici. Tous nos dégustateurs ont souligné la haute qualité des vins à un prix absolument imbattable (voir déraisonnablement bas) …et méconnus du grand public. Mais cela ne doit pas faire oublier des <strong>soucis sur le positionnement marketing et la cohérence de la «&nbsp;marque Beaujolais&nbsp;» </strong>dans son ensemble.</p>



<p>Comme évoqué plus haut, trop souvent, pour le grand public, un signe «&nbsp;=&nbsp;» est mis entre beaujolais et beaujolais nouveau puis entre beaujolais nouveau et vin de basse qualité. Or, insistent nos sommeliers de circonstance, ces liens d’égalité n’ont plus de raison d’être. La meilleure qualité des beaujolais nouveaux désormais produits est passée par là. Mais par ailleurs, cela devrait conduire plus de vignerons à <strong>décliner le <a href="https://beaujolaisandco.fr/cepage-gamay/" data-type="post" data-id="2499" class="rank-math-link">Gamay</a> sur l’ensemble de son potentiel</strong>&nbsp;: vin friand de tous les jours, mais aussi <strong>vin de garde révélateur de terroir</strong>. Le beaujolais nouveau est-il l’avenir du Beaujolais&nbsp;? Pas certain.</p>



<p>Mais attention, cela implique <strong>d’associer les consommateurs</strong>. En effet, il faut que ces derniers acceptent de payer le juste prix de la qualité et des coûts de productions (qui sont particulièrement hauts dans le vignoble beaujolais pour des raisons structurelles).</p>



<p>Cette démarche est certes en cours mais elle <strong>doit être encore amplifiée</strong> soulignent nos interviewés. L’amateur semble prêt. Mais le consommateur lambda l’est-il&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pratique de vinification «&nbsp;traditionnelle&nbsp;» à questionner</h2>



<p>Ici le point est un peu plus technique. Il est au carrefour de plusieurs dimensions. La première historique. La fameuse <strong><a href="https://beaujolaisandco.fr/maceration-carbonique/" data-type="post" data-id="2472" class="rank-math-link">vinification en semi-carbonique</a>, vendange entière</strong>. Certains de nos interviewés mettent en avant que cette pratique <strong>ne serait pas «&nbsp;aussi historique&nbsp;»</strong> que l’on aime à le répéter. Elle aurait une centaine d’années.</p>



<p>Par ailleurs, cette pratique <strong>ne serait pas forcément la plus adaptée pour répondre à certains enjeux du réchauffement climatique.</strong> Par exemple, la question de la maturité du raisin est une bonne illustration. Pour autant, nos amis sommeliers semblent s’accorder pour dire que le Beaujolais n’est pas le plus en danger face aux enjeux climatiques qui se font jour. Tous voient un virage pris par les vignerons qui va dans le bon sens.</p>



<p>Enfin, cette pratique ne répondrait-peut-être pas le mieux possible à une volonté de monter en gamme. Ils nous expliquent pourquoi.</p>



<p>Dans chacune des quatre interviews, ces points sont abordés. Fort de sa personnalité, son expérience et sa sensibilité, chacun y apportera son regard. D’autres enjeux seront ici-et là mis en exergue.</p>



<p>Bonne lecture.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/" data-type="post" data-id="3025" class="rank-math-link">L&rsquo;interview de Pierre Vila Palleja</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-xavier-rousset/" data-type="post" data-id="3026" class="rank-math-link">L&rsquo;interview de Xavier Rousset</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-florent-martin-2/" data-type="post" data-id="3024" class="rank-math-link">L&rsquo;interview de Florent Martin</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-aymeric-pollenne/" data-type="post" data-id="3023" class="rank-math-link">L&rsquo;interview d&rsquo;Aymeric Pollenne</a></li></ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview d&#8217;Aymeric Pollenne : sa vision du Beaujolais !</title>
		<link>https://beaujolaisandco.fr/interview-aymeric-pollenne/</link>
					<comments>https://beaujolaisandco.fr/interview-aymeric-pollenne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:53:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Osons les révélations. On est comme ça chez Beaujolais &#38; Co Aymeric n’a pas trente ans. Et pourtant il trimballe avec lui une bien belle expérience dans l’univers de la sommellerie le bougre. L’individu est natif de Poitiers. Bon, ça, pourquoi pas… Sans doute en faut-il. Le jeune sommelier décide de donner souffle à son [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Osons les révélations. On est comme ça chez <strong><em>Beaujolais &amp; Co</em></strong> Aymeric n’a pas trente ans. Et pourtant il trimballe avec lui une bien belle expérience dans l’univers de la sommellerie le bougre.</p>



<p>L’individu est natif de Poitiers. Bon, ça, pourquoi pas… Sans doute en faut-il. Le jeune sommelier décide de donner souffle à son aventure sommelière en arrivant à Paris. Là il enchaîne les maisons prestigieuses&nbsp;: Groupe Ducasse, Pré-Catelan. Puis il part à Londres deux ans où il se fait remarquer non pas pour son french accent (très courant à Londres) mais pour son talent. Il deviendra meilleur jeune sommelier d’Angleterre puis enchaînera crânement par la distinction de meilleur jeune sommelier du monde. Une paille. Il n’était alors pas encore question de variant Anglais qu’Aymeric décidât de revenir en France pour œuvrer au sein du Pavillon Ledoyen.</p>



<p>Les présentations étant faites, découvrons ensemble ce que notre jeune poitevin nous raconte de beau au sujet du Beaujolais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport historique au Beaujolais&nbsp;</h2>



<p>Pendant très longtemps j’ai vu le Beaujolais sous sa facette <strong><a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-nouveau/" data-type="post" data-id="2561" class="rank-math-link">beaujolais nouveau</a></strong> admet Aymeric. Comme beaucoup en effet. Il prend soin de préciser qu’il entend par là vin simple consommé le 3<sup>ème</sup> jeudi du mois de novembre. Nous sommes au clair. Il poursuit en indiquant que de plus en plus, à force de goûter, de se renseigner, de discuter, il s’est rendu compte que <strong>le Beaujolais était en fait bien plus que cela</strong>.</p>



<p>Balade dans le vignoble</p>



<p>Aymeric nous raconte ainsi son périple récent dans le Beaujolais. Il a pu visiter une dizaine de domaines et goûter de nombreux autres. Cela a été une confirmation de l’intérêt à porter à ce lieu. Il a pu voir des vignerons avec de vraies valeurs, une recherche de qualité, un travail adapté et différent selon les vignerons et les terroirs. Voilà de quoi être bluffé devant <strong>cette multiplicité de facettes du Beaujolais</strong> reconnaît-il. Aymeric ressort conforté dans l’idée que le terroir y est grand et que les vins ont cette possibilité d’être de très grands vins. Alléluia&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grosse surprise&nbsp;?</h2>



<p>Je saisis la révélation de ce récent séjour en Beaujolais pour questionner Aymeric sur sa plus grosse surprise, sa plus grosse découverte. Qu’est-ce qui a particulièrement frappé l’esprit de notre sommelier&nbsp;?</p>



<p>Il mentionne là deux points particuliers. En toute logique commençons par le premier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Première surprise</h3>



<p>Tel le cri du cœur, Aymeric mentionne le <strong>rapport prix/plaisir de ouf</strong>&nbsp;! notamment sur les <a href="https://beaujolaisandco.fr/crus-du-beaujolais/" data-type="post" data-id="2705" class="rank-math-link">crus du Beaujolais</a>. Aymeric, un brin titillant, se demande si cela ne pourrait pas s’apparenter à une forme de manque d’ambition de la part de certains vignerons. Mais il tempère immédiatement en reconnaissant là une forme d’excès dans le propos afin de provoquer l’échange et la réflexion. Il précise avoir rencontré parfois certains vignerons un peu ancrés dans des coutumes et des traditions beaujolaises. Cela s’illustre notamment par la gamme de prix pratiquée. Si vous êtes de fidèles lecteurs de cette série d’interviews, vous aurez remarqué que ce point a déjà été soulevé par l’ensemble de nos interviewés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Seconde surprise</h3>



<p>Aymeric aborde maintenant sa seconde surprise. Et j’avoue qu’au regard de la nature de celle-ci, ce fut moi le surpris dans l’histoire. Il m’annonce avoir noté que <strong>peu de domaines pratiquaient un enherbement</strong>. Il précise sa pensée. <strong>Peu de domaines selon lui semblent être en bio ou biodynamie. </strong>Mais il reconnaît que <strong>beaucoup sont en phase de conversion.</strong> Aymeric poursuit ainsi. La tradition de haute densité à l’hectare (10 000 pieds/ha, même s’il est possible d’y déroger sous certaines conditions&nbsp;; cf. notre article sur le <a href="https://beaujolaisandco.fr/cepage-gamay/" data-type="post" data-id="2499" class="rank-math-link">Gamay</a>), la concurrence de l’enherbement en termes de stress hydrique n’est pas facile à mettre en place. De plus, le travail des sols est rendu compliqué du fait de la <strong>taille traditionnelle en gobelet</strong> et en rangs pas toujours organisés. Là encore chers lecteurs, il est possible de se rendre sur notre article évoquant le Gamay pour y trouver plus de renseignements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Question de taille</h3>



<p>Notre globetrotteur reconnaît qu’aujourd’hui on semble un peu revenir sur cette pratique. Il illustre son propos en évoquant le fait que des vignerons <strong>replantent en Goblet mais réhaussé ou palissé</strong> pour pouvoir davantage <strong>travailler les sols</strong>. Cela lui semble donc aller dans le bon sens. Mais Aymeric avoue en toute franchise que la chose a été assez surprenante pour lui. Comparativement à ses visites dans d’autres vignobles, c’est la première fois qu’il avait ce ressenti. Mais la dynamique se fait progressivement et cela n’enlève rien à la qualité des vins conclut-il.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="MSF 2018 : La finale d&#039;Aymeric Pollenne" width="1300" height="731" src="https://www.youtube.com/embed/x2ZheLxSNZo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Retrouvez la prestation d&rsquo;Aymeric lors de la finale du meilleur sommelier de France 2018</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le point de vue du consommateur</h2>



<p>Le prix de certains vins semble être bien en deçà de leur qualité réelle. Mais le consommateur est-il prêt&nbsp;à payer plus cher&nbsp;? C’est un substance ce point que je souhaite aborder avec Aymeric.</p>



<p>Notre sommelier pense qu’au moins du point de vue du marché parisien, le consommateur est ouvert à beaucoup de choses. Par conséquent, <strong>les crus doivent jouer leur carte à fond,</strong> quitte peut-être à se détacher un peu de de l’image «&nbsp;beaujolais&nbsp;». Toute proportion gardée évidemment. Et de prendre le vignoble bordelais en exemple où il existe l’appellation générique avec une amplitude de prix et de qualité large. Et en parallèle des appellations rive droite et rive gauche très nettement identifiées et indépendantes. Peut-être est-ce là une voie à suivre pour le Beaujolais tout en gardant sa propre Identité évidemment se questionne Aymeric. De plus, il souligne (et à juste titre) que <strong>de plus en plus de vignerons font des parcellaires,</strong> allant jusqu’à l’identifier sur l’étiquette, ce qui est une démarche de grande qualité.</p>



<p>Il conclut en indiquant que l’image du Beaujolais peut être écornée du fait du beaujolais nouveau mais cela peut bien évidemment changer au regard de la qualité des vins qui est proposée en parallèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parenthèse nature, bio, biodynamie</h2>



<p>Aymeric évoque le mouvement dit «&nbsp;nature&nbsp;». Il indique que des grands noms historiques de ce mouvement (ex.&nbsp;: Lapierre, Foillard, Métra…) font de belles choses. C’est un mouvement qui trouve sa clientèle. Mais selon son expérience, cela semble plus compliqué en 3* avoue notre sommelier. En bistronomie, bar à vin, la chose est différente sans doute. Quoi qu’il en soit, <strong>le problème des vins nature c’est la constance en terme qualitatif. </strong>Aymeric s’interroge ainsi sur le fait que ce type de vin ne soit pas bons (au sens non déviant) tout le temps, tous les jours. Après il y a aussi des vins conventionnels qui ne sont pas bons tous les jours tempère-t-il Cela peut s’entendre. Mais du point de vue du consommateur, est-ce acceptable s’interroge-t-il.</p>



<p>Notre sommelier poursuit en indiquant que <strong>la biodynamie reste encore très peu présente au global.</strong> Les bons vignerons y viennent avoue Aymeric. Mais il y a encore un peu deux vitesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mode de vinification à la Beaujolaise</h2>



<p>Nous parlons là bien évidemment de <strong>la <a href="https://beaujolaisandco.fr/maceration-carbonique/" data-type="post" data-id="2472" class="rank-math-link">macération carbonique ou semi-carbonique</a></strong>. Pour plus de précisions, il est possible de se reporter à notre article sur le sujet.</p>



<p>Du positif…mais pas que…</p>



<p>Aymeric confirme d’entrée que selon lui, ce mode de vinification vient <strong>lisser les vins et gommer l’effet terroir</strong>. Pour autant, de façon positive, cela donne une <strong>dimension fruitée, plaisante et facile</strong> au vin. Et n’oublions pas dit-il que le Beaujolais, c’est aussi ce style de vin&nbsp;; notamment pour le beaujolais nouveau. Donc d’une certaine façon, c’est compliqué de ne pas avoir cette approche-là.</p>



<p>Libre interprétation</p>



<p>Mais dans les crus, chaque vigneron a un peu sa méthode et son interprétation de cette fameuse méthode traditionnelle. Chacun y va de <em>&nbsp;<strong>SA&nbsp; </strong></em><strong>semi-carbo </strong>et <strong>travaille un peu à sa sauce</strong>. On ne peut que confirmer à Aymeric cet état de fait. Pour autant, pour beaucoup d’entre eux, il y a une recherche de respect de cette identité terroir qui se trouve dans les 10 crus du Beaujolais.</p>



<p>Alors de conclure ainsi. <strong>La semi-carbo, oui pourquoi pas sur les vins faciles d’accès, mais sur les vins plus structurés cela semble moins opportun</strong>. Et de souligner qu’il y a 100 ans, cette macération semi-carbonique qui est présentée comme approche traditionnelle ne l’était absolument pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ça se réchauffe</h2>



<p>Aymeric est très clair d’entrée. Le Beaujolais reste un vignoble septentrional qui garde une certaine fraîcheur malgré tout. En intervenant sur le travail de la vigne, la pratique culturale, la taille, la photosynthèse, il est possible <strong>de pondérer les effets du réchauffement climatique</strong> sans pour autant tout changer en termes d’encépagement.</p>



<p>Et de noter qu’incontestablement, une <strong>viticulture menée en biodynamie a une réelle plus-value </strong>sur cette question. Ainsi, la plante réagit mieux, elle fait des réserves d’eau plus importantes et la vie du sol est plus active. De conclure que la taille en gobelet palissé peut être une solution intéressante également.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accord mets/vin, sortir de l’ordinaire</h2>



<p>A l’occasion de ce voyage gustatif, Aymeric nous propose de contacter le poisson riche. En l’espèce une partie noble du <strong>thon rouge.</strong> Un vin rouge juteux, léger, élégant peut parfaitement s’accommoder d’une approche sushi par exemple.</p>



<p>Afin de rester en Asie tout en revenant sur un plat à base de viande, il propose un <strong>bœuf Wagyu</strong> coupé très fin, un peu en mille-feuille, accompagné de champignons et d’une laitue revenue dans un jus un peu corsé. L’accord avec un cru bien travaillé, avec un peu d’âge semble pouvoir converser agréablement avec notre plat.</p>



<p>Cela nous donne faim.</p>



<p>En conclusion Aymeric est sans appel. <strong>Le Beaujolais est en plein mouvement</strong>. Voilà un <strong>vignoble qui va dans le bon sens</strong> avec des vignerons qui se posent les bonnes questions. Beaucoup d’amateurs et de professionnels du vin en sont convaincus (nous en sommes évidemment chez <strong><em>Beaujolais &amp; Co</em></strong>).</p>



<p>A nous tous de jouer les ambassadeurs&nbsp;!</p>



<p><strong>Retrouvez les autres interviews :</strong></p>



<ul class="wp-block-list" id="block-b8f0b11a-e31c-41ea-9af1-af1f85438e8b"><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/">L&rsquo;interview de Pierre Vila Palleja</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-xavier-rousset/">L&rsquo;interview de Xavier Rousset</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-florent-martin-2/">L&rsquo;interview de Florent Martin</a></li></ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview de Florent Martin : sa vision du Beaujolais !</title>
		<link>https://beaujolaisandco.fr/interview-florent-martin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:52:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Beaujolais &#38; Co a décidé de donner la parole à des sommeliers reconnus, pour les entendre sur leur vision du Beaujolais. Comme vous l’avez compris, Florent est en finale du concours du Meilleur Sommelier de France. La performance est notable c’est certain. Mais Florent a-t-il d’autres circonstances qualifiantes pour nous parler des vins du Beaujolais&#160;? [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Beaujolais &amp; Co</em></strong> a décidé de donner la parole à des sommeliers reconnus, pour les entendre sur leur vision du Beaujolais.</p>



<p>Comme vous l’avez compris, Florent est en finale du concours du Meilleur Sommelier de France. La performance est notable c’est certain. Mais Florent a-t-il d’autres circonstances qualifiantes pour nous parler des vins du Beaujolais&nbsp;? Des origines corses peut-être&nbsp;? Après tout, les singularités rapprochent. Une position de 1<sup>er</sup> Sommelier au Four Seasons George V à Paris intégré il y a une dizaine d’années peut compter également. Avant cela il aura soufflé le chaud et froid entre le climat Londonien où il œuvra auprès de Gordon Ramsay avant d’être en nostalgie de chaleur méditerranéenne et de se précipiter au Louis XV chez Alain Ducasse à Monaco.</p>



<p>Donc à force de tutoyer les sommets, Florent est tout trouvé pour nous entretenir de sa vision du Beaujolais (au sommet dans nos cœurs). Découvrons tout cela ensemble aux travers de quelques grandes thématiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est historiquement ta vision des vins du Beaujolais&nbsp;?</h2>



<p>D’entrée Florent marque des points. Il considère le vignoble comme une région historiquement très forte. Il développe comme suit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comparaison n’est pas raison&nbsp;?</h3>



<p>Tout d’abord, selon lui, en tant que sommelier, une comparaison naturelle se fait avec la Bourgogne. Excusez du peu mais être comparé au meilleur cela permet d’avancer, non&nbsp;? Il y a ainsi des antécédents politiques (administratifs), gustatifs très forts entre ces deux vignobles mitoyens. De fait la comparaison s’établit et le dégustateur est amené à comparer<em>. </em>Chez<em> Beaujolais &amp; Co</em>, on se demande bien si comparaison n’est pas raison.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les grands hommes</h3>



<p>Le second élément que Florent met en avant est en fait deux grands personnages structurants du Beaujolais en la personne de Jules Chauvet et de Marcel Lapierre. Pour rappel, cher lecteur, Jules Chauvet était en Beaujolais un négociant éleveur de vins durant la seconde partie du XXème siècle. Il est considéré comme le père des mouvements dits naturels. Marcel Lapierre est un domaine «&nbsp;nature&nbsp;», fondateur et structurant du Beaujolais. Il est toujours un des domaines les plus qualitatifs et les plus en vue. Florent souligne l’énorme influence mondiale qu’ils ont eue l’un et l’autre sur la manière d’élaborer du vin et de le consommer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La grande marche en avant du marketing</h3>



<p>Le troisième point souligné par notre sommelier corse est le succès mondial rencontré par le <a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-nouveau/" data-type="post" data-id="2561" class="rank-math-link">beaujolais nouveau</a>. Cela étant dit, il souligne immédiatement que cette notoriété a été à double tranchant en entachant aussi l’image qualitative du Beaujolais. Mais d’un point de vue commercial et marketing la chose est à voir et observer admet-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le beaujolais des fourneaux</h3>



<p>Enfin, travaillant en restaurant triplement étoilé, Florent ne peut pas passer sous silence les Chefs, tel Bocuse, qui ont été de véritables ambassadeurs de cette région et de ses vins.</p>



<p>Ces quatre éléments évoqués font du Beaujolais une région impressionnante aux yeux de Florent. Ouf. On est sauvé. Il pondère sa fascination en constatant que le vignoble est un peu considéré de travers à cause de la dimension médiatique préalablement évoquée. Et pourtant, il constate qu’à chacune de ses escapades dans notre vignoble il est séduit par ses paysages granitiques vallonnés lui confirmant la réelle qualité du terroir qu’il visite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Boire du bojo&nbsp;? Tu as fumé mec&nbsp;!</h2>



<p>A ce moment-là de la discussion, tiens-toi bien cher lecteur, gros scoop. Florent se lance dans une comparaison osée et pour le moins inattendue. Il compare le Beaujolais… à la Jamaïque pour la musique. Face à ma surprise, mon sourire et mon questionnement taquin, il développe son propos.</p>



<p>La personnalité des habitants est selon lui caractéristique d’un certain état d’esprit. Les vins sont de finesse mais aussi funky et décomplexés. Là c’est du scoop n’est-ce pas&nbsp;? Il précise. Le Beaujolais est un vignoble où les gens font de belles choses sans se prendre au sérieux constate-t-il. Alors que parfois, dans d’autres régions, les bons vins s’accompagnent d’un ego trop prononcé. L’ADN du beaujolais, dit-il est d’être décomplexé, un peu plus cool. Pour autant il n’est pas dupe, il sait qu’il y a du bon et du mauvais partout. Mais ici, quand on fait du bon vin, c’est avec cœur et de façon décomplexée. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour notre part, cette comparaison nous séduit assez&nbsp;; aussi surprenante fût-elle à sa formulation. L’ADN de cette région ce sont des gens généreux et sensible conclut-il. Que peut-on rajouter après tel hommage&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Meilleur sommelier de France : 4 questions à Florent Martin" width="1300" height="731" src="https://www.youtube.com/embed/-1J-kAFSxs0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Florent Martin en 2021 à l&rsquo;occasion de la finale du meilleur sommelier de France</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Y a-t-il eu une évolution sur cette image marketing du beaujolais, un regard différent porté, des attentes différentes des clients, sommeliers&nbsp;?</h2>



<p>Florent souligne que la question est très large en fait. Qui pense quoi et à quel moment&nbsp;? Cela est aussi une question de génération. Il retient différents éléments de ses expériences au restaurant, dans son entourage, de son vécu par rapport à ce thème. <em>That is the question</em>&nbsp;? pourrait-on dire chez <em>Beaujolais &amp; Co </em>pour souligner super-subtilement notre côté polyglotte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le bojo des connaisseurs…</h3>



<p>Il précise que les connaisseurs de vin, les sommeliers, ceux qui dégustent régulièrement du beaujolais savent parfaitement que ce vignoble est un véritable terroir de qualité. Celui-ci a historiquement fait bouger les lignes. Il s’y passe actuellement beaucoup de changements. Le Beaujolais offre ainsi de jolis flacons.</p>



<h3 class="wp-block-heading">…et du reste du monde…</h3>



<p>Cependant, de façon plus globale, dans le monde qui n’est pas celui des sommeliers, il y a encore des gens qui considèrent le beaujolais comme uniquement du primeur reconnaît-il. Cela semble fou mais c’est ainsi. Peut-être que l’info n’est pas passée s’interroge-t-il. Il tempère en soulignant que dans les beaujolais primeurs il y a aussi de très belles choses. En illustration, Florent mentionne les vignerons qui font des vins afin de faire ressortir des terroirs et qui savent également faire des primeurs de qualité. Peut-être y a-t-il aussi des grosses marques qui standardisent une peu la vision du beaujolais dans le monde évoque-t-il en conclusion.</p>



<p>Mais cela étant dit, c’est pour mieux souligner certaines singularités influentes. Il mentionne Lapierre qui a une grosse résonance dans le monde du vin. Et de nommer en complément des noms comme Foillard, Burgaud, très présents à Paris dans le fooding-gastro, voire même l’étoilé.</p>



<p>Et de conclure sur le constat que dans l’inconscient global il reste une progression à faire. Et ce, même si les professionnels savent qu’il y a un terroir de folie et des supers vins dans le Beaujolais. Ou que ce dernier a contribué à changer le monde viticole au travers du «&nbsp;sans soufre&nbsp;» et de la biodynamie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la tendance bio, biodynamie, nature est particulièrement présente en Beaujolais&nbsp;?</h2>



<p>Selon Florent, au sein du monde des vignerons, Jules Chauvet a eu une réelle influence. Il y a un noyau dur au départ qui petit à petit a convaincu également dans la Loire, le Jura.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ça balance pas mal dans le beaujolais</h3>



<p>Florent souligne également un point important au sujet de la <a href="https://beaujolaisandco.fr/maceration-carbonique/" data-type="post" data-id="2472" class="rank-math-link">macération semi-carbonique</a>, identité des Beaujolais primeurs. Selon lui, cela a été un moyen pour contourner le mouvement des années&nbsp;2 000 qui était aux vins très puissants, riches, extraits et sur-boisés.</p>



<p>En contraste, les vins du Beaujolais s’affichaient comme des vins plus juteux, digestes et gourmands, moins techniques, avec plus d’éclats. Une extrémité répondrait à une autre et le système s’équilibrerait pour avancer ainsi. Il souligne l’aspect positif que des jeunes vignerons soient arrivés à faire des vins plus digestes, plus juteux.</p>



<p>Enfin, il constate que cette tendance ne s’est pas mise en place uniquement dans le Beaujolais évidemment. Le Jura, la Loire, ou même à Bordeaux, on devient plus respectueux des sols et on fait des vins plus élégants. Ce serait alors une tendance de fond.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atouts et faiblesses du Beaujolais par rapport à la question du réchauffement climatique&nbsp;? &nbsp;</h2>



<p>A ce moment-là de l’échange, le propos devient un brin plus technique. Mais on va essayer d’y voir clair. Allez hop, une gorgée de beaujolais, cela va nous aider.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Après la pomme, la rafle devient discorde</h3>



<p>Florent commence ainsi. Garder la rafle est d’un certain côté gage de fraîcheur. Mais celle-ci peut aussi apporter une forme de rudesse. Bien maîtrisée la rafle permet d’aérer les vins. Pour Florent, la rafle oui, à juste quantité&nbsp;; la macération semi-carbonique, oui, dans un style gourmand et juteux, mais cela ne doit pas devenir systématique. Rappelons ici les amis que garder la rafle, vinifier en grappe entière est une pratique historique et traditionnelle en Beaujolais. Pour plus d’informations, se rapporter à d’autres textes développés sur notre site.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La science de l’art</h3>



<p>En rapport avec le changement climatique, Florent insiste sur le fait que c’est aussi l’ouvrier qui fait l’ouvrage et qui fait l’art. Ce sont bien les vignerons qui ont petit à petit l’intuition de ce qu’il faut faire ou pas en termes de plantation plus en altitude, de changement de cépages, etc&#8230;</p>



<p>Florent précise qu’il lui parait évident que le Beaujolais est en bonne prédisposition pour réagir au changement climatique, comparativement à des vignobles plus méridionaux. Il constate néanmoins que dès à présent, dans des vignobles comme le Roussillon, le Languedoc, il y a des vignerons qui ont compris qu’il fallait peut-être utiliser d’autres cépages plus anciens, avec des maturités peut-être plus tardives, planter en altitude, etc. Et le résultat est là&nbsp;! Les vins sont tops conclut-il. En complément il constate aussi déjà des changements d’encépagement à Bordeaux avec par exemple du Tempranillo (cépage très présent en Espagne) ou du Touriga Nacional (cépage très présent au Portugal).</p>



<p>Mais de toute façon, le Beaujolais reste quand même sous un climat ensoleillé. Il n’y a pas de mode d’emploi établi, de règle. Ce sont bien les vignerons qui vont s’adapter et trouver comment accompagner la nature indique-t-il pour terminer son propos.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atouts que le Beaujolais devrait davantage mettre en avant&nbsp;?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Virage pris</h3>



<p>Florent est clair. En ayant déjà bien entamé son évolution, le Beaujolais correspondrait bien à la tendance actuelle. Par exemple, le sujet du respect de la terre. On boit du vin avec moins de produits chimiques. Le vignoble gère encore correctement les degrés alcooliques. Les prix pratiqués restent raisonnables (ce qui reste selon Florent une dimension importante). Bref, le Beaujolais a bien géré ce virage et toutes ces évolutions. Le Jura, la Loire sont dans cette même logique. C’est aussi pour cela que ces vins explosent aux USA par exemple constate-t-il.</p>



<p>En complément, Florent souligne l’importance d’écouter davantage les cycles lunaires (pour plus de persistance et de vibration dans le vin)&nbsp;; d’utiliser moins de chimie (pour plus d’éclat dans le goût)&nbsp;; de prendre soin des vignes (pour préserver la variété des saveurs et la complexité des vins).</p>



<p>Depuis une dizaine ou une quinzaine d’années les vignerons ont largement utilisé la carte du «&nbsp;sans soufre&nbsp;». Avec le temps, ces derniers ont gagné en précision et sont parvenus à proposer des flacons qui peuvent rivaliser avec les plus grands domaines du monde ou les plus grands vignobles, comme la Bourgogne par exemple.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La finesse…toujours la finesse…</h3>



<p>Selon Florent c’est là le prochain défi dans l’évolution du Beaujolais&nbsp;: arriver au niveau de finesse et de précision qui existe dans des crus bourguignons qui restent un exemple à travers le monde. Il ne s’agit pour autant pas forcément de tout parcelliser mais en tout cas la direction devrait être celle-ci. Cette justesse et finesse pour gagner en visibilité et reconnaissance, en espérant aussi que les prix n’augmentent pas trop. Le rapport prix/plaisir restant un marqueur très attractif en Beaujolais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord insolite&nbsp;?</h2>



<p>Pour finir, nous décidons de poser une question un peu taquine. Nous savons Florent très au fait des accords mets et vins. Nous lui demandons de nous proposer un accord qui sorte des sentiers battus (très esprit <em>Beaujolais &amp; Co</em>). Nous interrogeons Florent sur un accord qui sorte du traditionnel accord canaille avec les plats de charcuteries lyonnaises. La question n’est pas si simple que cela.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La finesse à la beaujolaise</h3>



<p>Florent propose d’aller chercher la finesse de la volaille et peut-être de la travailler avec une gelée de cassis et non pas à la vessie ou aux morilles comme cela se fait classiquement, notamment en Bourgogne. La finesse de la touche bourguignonne serait contournée par la touche plus beaujolaise de la fraîcheur du cassis.</p>



<p>Il complète sa réponse en poussant jusqu’en Asie, au Japon plus précisément, haut lieu de beaujolais (notamment primeur) comme chacun sait. Il propose ainsi la finesse et le charnu d’un poisson japonais accompagné d’un subtil Fleurie.</p>



<p>Il conclut que le <a href="https://beaujolaisandco.fr/cepage-gamay/" data-type="post" data-id="2499" class="rank-math-link">Gamay</a>, comparativement au Pinot, pour un même niveau d’acidité offre une suavité, une rondeur supplémentaire qui peuvent équilibrer l’épice et le gingembre. Travailler les abats escortés d’épices peut être une dernière option qui vient à l’esprit de notre interviewé de circonstance.</p>



<p>Nous voilà bien armé et motivé pour déguster de bons vins du Beaujolais. Plus d’excuses.</p>



<p><strong>Retrouvez les autres interviews :</strong></p>



<ul class="wp-block-list" id="block-b8f0b11a-e31c-41ea-9af1-af1f85438e8b"><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/">L&rsquo;interview de Pierre Vila Palleja</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-xavier-rousset/">L&rsquo;interview de Xavier Rousset</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-aymeric-pollenne/">L&rsquo;interview d&rsquo;Aymeric Pollenne</a></li></ul>
<div style='text-align:center' class='yasr-auto-insert-visitor'></div>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://beaujolaisandco.fr/interview-florent-martin/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview de Pierre Vila Palleja : sa vision du Beaujolais !</title>
		<link>https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/</link>
					<comments>https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:52:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Beaujolais sait parfois se faire désirer. Mais finalement, l’essayer c’est l’adopter. Voilà en résumé ce que va nous dire Pierre Vila Palleja tout au long de notre entretien. Il le dira comme toujours avec sincérité, humilité et un grand professionnalisme. Cette idée simple sert de fil d’Ariane à son propos. Ce dernier est d’autant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Beaujolais sait parfois se faire désirer. Mais finalement, l’essayer c’est l’adopter. Voilà en résumé ce que va nous dire Pierre Vila Palleja tout au long de notre entretien. Il le dira comme toujours avec sincérité, humilité et un grand professionnalisme. Cette idée simple sert de fil d’Ariane à son propos.</p>



<p>Ce dernier est d’autant plus intéressant à recueillir que notre ami barbu (on parle de Pierre ici, pas du Beaujolais&nbsp;; même si un bon beaujolais mes amis, ça fout quand même les poils avouons) est désormais en charge pour la <strong><em>Revue des Vins de France</em></strong> (RVF) de notre beau vignoble. Sa parole est donc très intéressante à entendre. Pierre le reconnaît, il a de la chance. Grâce à cette charge au sein de la RVF, il a pu toucher du doigt de nombreuses nuances d’une région dont jusque-là, il n’avait pas toujours bien cerné les contours. Pierre en convient, cela va prendre du temps afin de comprendre toutes ces subtilités de vignoble mais c’est une région passionnante qui mérite toute notre attention. Chez <strong><em>Beaujolais &amp; Co</em></strong>, nous en sommes évidemment convaincus. Se vivant encore en phase de découverte, notre désormais «&nbsp;Beaujolais addict&nbsp;» considère déjà néanmoins ce vignoble comme étant actuellement<strong> un des plus importants d’Europe</strong>. Le ton est donné.</p>



<p>Par ailleurs, rappelons que Pierre, sommelier de formation, est également restaurateur. Il gère un établissement parisien <strong><em><a href="https://www.lepetitsommelier-paris.fr/" data-type="URL" data-id="https://www.lepetitsommelier-paris.fr/" target="_blank" rel="noopener">Le Petit Sommelier</a></em>.</strong> Cette adresse bien connue (et à fort juste titre) de l’amateur gourmand et gourmet de la capitale et du quidam de passage, renferme moult flacons, tous plus désirables les uns que les autres. Ali Baba révérait d’en faire sa caverne ; c’est dire ! Il se raconte même dans les bouches les plus autorisées que part belle est faite à nos breuvages tant choyés. Que grâce lui soit rendu.</p>



<p>Alors n’attendons plus&nbsp;! Découvrons avec plaisir la lecture de l’explorateur malicieux au regard un brun candide. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel était ton rapport au Beaujolais avant d’en être en charge pour la RVF&nbsp;?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Saint Pierre passe à confesse</h3>



<p>Assumant clairement et humblement la chose, Pierre reconnaît qu’il avait jusque-là une méconnaissance de toutes les expressions différentes du Beaujolais. On le pardonne bien volontiers. Ce n’est clairement pas le seul. Néanmoins, historiquement, il y a toujours eu des Beaujolais à la carte du <strong><em>Le Petit Sommelier</em></strong>. Mais seuls les classiques œuvraient alors. Peut-être par méconnaissance ou parfois par manque d’accessibilité admet Pierre. L’œuvre de pédagogie et de transmission est désormais en marche. Et notre nouveau converti y prend grande part.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un vignoble au tempérament discret</h3>



<p>Pierre note, semble-t-il à regret, que le gens du Beaujolais ne viennent pas vers toi pour te convaincre de connaître certains vins de cette région. Il complète son propos ainsi. Pour la Bourgogne, toutes les différences, les subtilités, c’est normal de les connaître alors que pour le Beaujolais ce n’est pas forcément évident. Le propos fait mouche nous semble-t-il. Et de préciser sa pensée. Les vignerons du Beaujolais connaissent les nuances de leurs terroirs évidemment mais n’osent pas ou ne savent pas parler des ces aspects. Pierre déroule le fil de son idée ainsi. Un trait de caractère fort des vignerons du Beaujolais est l’humilité, la retenue, la bonhomie. Ce sont des gens sympas mais ils n’osent pas mettre en lumière leur production.</p>



<p>Cette sympathie se ressent dans les vins déclare notre restaurateur. Ce sont des vins accessibles. Il peut y avoir des vins avec plus de profondeur, de plus grande expression, mais ils ne savent pas tout le temps en parler à leur juste valeur. Pierre souligne que le même phénomène existe un peu dans la Loire. Là non plus, les vignerons ne se mettent pas en première ligne. C’est une impression reconnaît-il.</p>



<p>Selon notre dégustateur, le Beaujolais c’était aussi dans son esprit des constantes<strong>. Le beaujolais nouveau&nbsp;! C’est 30% du volume </strong>constate-t-il. Est-ce que c’est tirer vers le haut un vignoble se questionne-t-il. Poser la question est déjà un peu apporter la réponse. Il enchaîne. Est-ce que la semi-carbonique, la thermo-vinification (voir nos différents articles sur ces techniques de vinifications historiques et grandement répandues dans le Beaujolais) c’est valoriser au mieux les nuances de terroirs&nbsp;? Il précise immédiatement que si chacun cherche son chat, tout le monde doit pouvoir trouver son Beaujolais. Il faut un vin qui correspondent aux attentes de chacun. C’est cela aussi l’esprit Beaujolais et c’est très bien ainsi confirme Pierre.</p>



<p>Voilà résumée l’image que Pierre avait du Beaujolais. N’est-ce pas là une vision assez répandue finalement&nbsp;? Qu’en pensez-vous chers amis ? &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tel un Shadok, le Gamay pompe</h3>



<p>Notre sommelier restaurateur convient qu’il faut nuancer cette image. Il reconnaît tout en le regrettant que celle-ci reste malgré tout d’actualité. Moi j’ai envie de valoriser les nuances du terroir à travers un seul cépage. Eh oui, <strong>le gamay est une pompe à terroir</strong> s’exclame Pierre. Le gamay a la <strong>capacité de laisser s’exprimer le vigneron</strong>. Que cela soit en termes d’élevage et de vinification, avec toutes les nuances, les facettes, la géologie.</p>



<p>Notre journaliste de la RVF souligne enfin un point important. Il n’y a pas que des granites dans les sols du Beaujolais, loin de là. Beaucoup de nuances sont à faire valoir. Alors l’image du côté lissant de certains modes de vinification (entendons semi-carbonique et thermo-vinification) c’est bien pour certains marchés. Il faut du vin pour tout le monde, c’est certain admet-il. Mais si cela devient la majorité des vins, cela risque peut-être de tirer le vignoble vers le bas s’interroge-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evolution du style et de la qualité du beaujolais nouveau</h2>



<p>Pierre reconnaît qu’il n’a pas encore la profondeur d’analyse pour dire si le <a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-nouveau/" data-type="post" data-id="2561" class="rank-math-link">beaujolais nouveau</a> a changé de style ou pas. Maintenant alerte-t-il c’est dans <strong>les derniers millésimes que l’on voit la limite de l’exercice.</strong> Et de prendre pour exemple le dernier millésime en date, 2020. Un bien chaud millésime vous en conviendrez qui laissa pas mal de stigmates et de coups de soleil.</p>



<p>Car, le cahier des charges du beaujolais nouveau c’est quoi interroge Pierre&nbsp;? Et de présenter quelques grandes caractéristiques&nbsp;telles une capacité à proposer des vins friands et immédiats, une mise en bouteille précoce, une macération carbonique et une vendange entière. On reconnaît là, l’esprit de synthèse des grandes analyses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme des maturités</h2>



<p>Et de constater que sur beaucoup de vins en 2020, les rafles et les peaux n’étaient pas mûres, les niveaux d’alcool étaient parfois assez hauts. Ainsi, les vins avaient <strong>une différence notable entre une maturité physiologique et une maturité phénolique. </strong>Il en résultait un côté déséquilibré. C’était pour Pierre un état de fait assez criant.</p>



<p>Cher lecteur de <strong><em>Beaujolais &amp; Co</em></strong>, pour en savoir plus sur la maturité physiologique et phénolique il est possible de se référer à notre article sur la vinification. Pour rappel très schématique, la maturité physiologique du raisin est le rapport sucre /acidité. En mûrissant, le niveau de sucre augmente et le niveau d’acidité baisse.</p>



<p>Il existe un autre type de maturité qui intervient après la maturité physiologique. Il s’agit de la maturité phénolique. Là il est question de la maturité des éléments tels que la rafle, les arômes, les pigments qui composent le grain de raisin.</p>



<p>Et donc Pierre de questionner (à juste titre selon nous) sur l’avenir du beaujolais nouveau. Le dilemme se pose ainsi. Soit le vin est à 12 % mais n’est pas mûr (car la maturité phénolique n’est pas là), soit le vin est à 14 % (donc mûr car maturité physiologique et phénolique sont là) mais ceci gomme le côté appétant facile, canon. CQFD&nbsp;!</p>



<p>Et de conclure, sur ce constat tout en reconnaissant qu’il n’a pas la réponse mais qu’il s’agit là d’un vrai sujet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Meilleur sommelier de France : 4 questions à Pierre Vila Palleja" width="1300" height="731" src="https://www.youtube.com/embed/h6xK8Dgyv_U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Pierre Vila Palleja en 2021 à l&rsquo;occasion de la finale du meilleur sommelier de France</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux de l’évolution climatique</h2>



<p>Selon Pierre, no stress. <strong>Le <a href="https://beaujolaisandco.fr/cepage-gamay/" data-type="post" data-id="2499" class="rank-math-link">Gamay </a>a cette capacité à gérer cela</strong>. Il reconnaît néanmoins qu’un terroir majoritairement granitique peut provoquer un <strong>souci de stress hydrique</strong>. La faible quantité d’argile peut être compliquée pour arriver à garder un peu de fraîcheur.</p>



<p>Pour étoffer son propos il s’interroge sur la nécessité éventuelle de planter de nouveaux cépages comme la Syrah par exemple. Pour rappel cher lecteur, dans <em>Beaujolais &amp; Co,</em> nous avons présenté notre dégustation de la <strong><a href="https://beaujolaisandco.fr/chateau-des-jacques-les-jacques-2018/" data-type="post" data-id="2479" class="rank-math-link">cuvée de Syrah du Château des Jacques</a></strong>. Pierre mentionne le fait que des cépages qui étaient jusque-là méridionaux sont en train de remonter vers des vignobles plus au nord. Rappel est fait que désormais à Bordeaux par exemple, 7 nouveaux cépages sudistes sont rentrés dans le cahier des charges de l’appellation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un grand Beaujolais est un grand vin</h2>



<p>Vaste question s’il en est n’est-ce pas&nbsp;?</p>



<p>Pierre précise sa vision d’un grand vin. C’est un vin de garde, qui propose aussi une grande émotion dans sa jeunesse et qui a enfin une capacité à refléter son terroir. Et d’indiquer, que <strong>souvent il préfère boire un beau beaujolais à maturité plutôt qu’un Bourgogne. </strong>Trouvez-vous aussi que cela a le mérite de la clarté et de la simplicité&nbsp;?</p>



<p>Il nous pousse à la réflexion. Comparez vraiment les vins, et dites-vous qu’est-ce que je préfère vraiment boire&nbsp;? Même si on met de côté la partie prix, <strong>le Beaujolais a aujourd’hui une vraie carte à jouer sur cette notion de qualité</strong>. C’est clairement un atout pour le Beaujolais. Même les <a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-villages/" data-type="post" data-id="2679" class="rank-math-link">Beaujolais Villages</a>, issus d’un beau secteur (par exemple Lantigné ou Perréon) peuvent proposer de jolies choses. Chez Beaujolais &amp; Co nous confirmons et vous renvoyons cher lecteur à nos posts / articles sur nos <a href="https://beaujolaisandco.fr/degustations/" data-type="category" data-id="12" class="rank-math-link">dégustations </a>et <a href="https://beaujolaisandco.fr/visites/" data-type="category" data-id="40" class="rank-math-link">visites</a> de domaines.</p>



<p>Le beaujolais nouveau peut avoir ses arguments, mais cela devrait rester minoritaire. Actuellement, ce style de vin conserve une énorme portée et cela ne tire pas le vignoble vers le haut.</p>



<p>Pierre rappelle une donnée de bon sens. Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de boire du vin. On le fait pour le plaisir. A une certaine époque, on buvait du vin par souci d’hygiène car l’eau était impropre. Ce n’est bien évidemment plus le cas aujourd’hui. Donc <strong>les régions qui s’en sortent trouvent leur salut grâce à un nivellement vers le haut et pas vers le bas.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Tendance «&nbsp;Rosé&nbsp;» et «&nbsp;Pet Nat&nbsp;»</h2>



<p>Chacun voit midi à sa porte évidemment concède Pierre. Mais la démarche restera confidentielle, même s’il est vrai que le Gamay s’y prête bien. C’est toujours sympa ponctuellement d’avoir ce type de vin avoue-t-il. Dans notre esprit un peu taquin, chez <em>Beaujolais &amp; Co</em>, on pense qu’il est vrai que l’été, le barbecue et la piscine en raffolent. Mais si je dois parler beaujolais tempère-t-il, je préfère mettre 2 ou 3 € de plus à l’achat et avoir un <strong>vrai gamay de terroir</strong>. Et de bien insister sur le fait qu’il n’y a rien à intellectualiser ici. Ce n’est pas parce que c’est un vin de terroir que c’est nécessairement très compliqué ou très intellectuel comme approche. Les choses sont dites&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nécessité de modifier le mode de vinification&nbsp;?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">L’histoire éclairante</h3>



<p>Là encore, chacun voit midi à sa porte. Pierre reconnaît qu’à chaque fois qu’il goûte un vin à l’aveugle, il n’est pas certain que ce soit de la <a href="https://beaujolaisandco.fr/maceration-carbonique/" data-type="post" data-id="2472" class="rank-math-link">semi-carbonique</a>. D’ailleurs annonce-t-il malicieux, <strong>il y a autant de styles de semi carbonique que de vignerons</strong>. Chacun a sa vision, sa technique.&nbsp;«&nbsp;C’est bien vrai ça&nbsp;!» comme le dirait feu la Mère Denis. Les moins de 35 ans ne peuvent sans doute pas comprendre cette référence subtile aux grandes heures de la réclame. Mais tant pis.</p>



<p>Pour compléter son propos Pierre nous indique qu’il reprend la lecture d’un livre de <strong>Victor Vermorel</strong> qui fin XIXème siècle décrivait la vinification. Il y est fait mention d’une vinification à la bourguignonne et pas de semi-carbonique. Mais il précise qu’il s’agissait d’une vendange foulée.</p>



<p>Et de conclure clairement en constatant que chez <strong>tous les grands vignerons, toutes les grandes expressions de Gamay ne sont pas faites en semi-carbonique.</strong> C’est un fait&nbsp;!</p>



<p>Pour rappel, Victor Vermorel (1848-1927) est un personnage Caladois (habitants de Villefranche sur Saône, la capitale du Beaujolais). Il inventa l’injecteur et pulvérisateur et contribua grandement à lutter contre le mildiou à la fin du XIXème siècle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Question de prix</h3>



<p>En fait, les arguments techniques ne sont pas véritablement la question. Et de rappeler en explication de son propos, <strong>qu’à l’époque, les vins étaient bien plus valorisés</strong>. En illustration, une barrique de Moulin à Vent était alors bien plus chère qu’une barrique de Chambertin.</p>



<p>Pierre indique que <strong>le juge de paix c’est le prix</strong>. Il y a une notion de marché à prendre en compte. Aujourd’hui les choses sont inversées entre un super Moulin à Vent et un Chambertin.</p>



<p>Notre dénicheur de beaujolais, continue de s’interroger sur la cruciale question du prix. Il y a des vignerons qui n’arrivent pas assez à lisser leur gamme. Une entrée de gamme pas chère et un haut de gamme pas au juste prix de la qualité et des coûts de production. <strong>Un des enjeux importants pour le vignoble&nbsp;: oser parler de prix.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’approche «&nbsp;nature, bio, biodynamie&nbsp;» en Beaujolais</h2>



<p>Pierre nous éclaire ainsi. Concernant l’approche dite «&nbsp;nature&nbsp;», la semi-carbonique, tu peux te permettre de mettre moins de soufre, donc la tendance est plus évidente. Cela explique pour partie pourquoi ce mode de viticulture/vinification a rencontré un succès dans le Beaujolais.</p>



<p>La Biodynamie touche en fait d’avantage les terroirs du sud et pas le Beaujolais (Gérard Bertrand et Michel Chapoutier sont de bons exemples) tempère Pierre. Mais il reconnaît toutefois que le Beaujolais s’y prêtait. Pour certains c’était un effet de mode et pour d’autres une conviction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ça ne va plus être la même limonade</h2>



<p>Mais avec le réchauffement climatique, <strong>la chose va être plus compliquée</strong>. Cela va être de plus en plus difficile de faire du sans soufre ajouté. L’explication simple s’impose comme une évidence. Le développement de maladies et des défauts vont être de plus en plus flagrants. Et Pierre de nous alerter. <strong>Donc l’avenir n’est pas forcément fait pour ce style de vin</strong> sauf s’il y a une très grosse hygiène en cave et une approche très méticuleuse en vinification<strong>. En effet, avec l’acidité plus basse et l’alcool plus élevé le vin sera naturellement moins bien protégé.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en découvrant la région&nbsp;?</h2>



<p>Très clairement, <strong>les bouchons</strong>. Cela vous en bouche un coin n’est-ce pas&nbsp;? Les vignerons n’ont pas forcément fait gaffe à la qualité des bouchons et de leur approvisionnement, et ce, même chez les grands vignerons. Ces derniers ne râlent pas sur la qualité des bouchons ou des barriques<strong>. A très rare exception je n’ai jamais vu de très grands bouchons en Beaujolais </strong>alors que ça fait partie des grands vins de garde regrette Pierre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accord insolite</h2>



<p>On le sait maintenant, Pierre est restaurateur ET grand amateur de beaujolais. La question s’impose donc d’elle-même. Comment sublimer notre divin terroir&nbsp;?</p>



<p>Pierre est clair. <strong>Les vins du Beaujolais peuvent être tout terrain.</strong> L’alcool n’est jamais trop élevé, il y a une belle acidité, les tannins savent être plus ou moins présents. <strong>Ce sont des vins passe-partout</strong> mais dans le bon sens du terme.</p>



<p>Alors pourquoi pas un grand plat de légumes&nbsp;? Comme la betterave en croûte d’Alain Passard&nbsp;? On aurait le côté un peu juteux, terreux, les rondeurs sans le sucre. Le Beaujolais a très certainement une carte à jouer sur sa capacité à proposer des bons accords mets/vins.</p>



<p>Nous, on adore l’idée. Il nous reste plus qu’à l’essayer. Et vous&nbsp;?</p>



<p><strong>Retrouvez les autres interviews :</strong></p>



<ul class="wp-block-list" id="block-b8f0b11a-e31c-41ea-9af1-af1f85438e8b"><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-xavier-rousset/">L&rsquo;interview de Xavier Rousset</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-florent-martin-2/">L&rsquo;interview de Florent Martin</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-aymeric-pollenne/">L&rsquo;interview d&rsquo;Aymeric Pollenne</a></li></ul>
<div style='text-align:center' class='yasr-auto-insert-visitor'></div>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>Interview de Xavier Rousset : sa vision du Beaujolais !</title>
		<link>https://beaujolaisandco.fr/interview-xavier-rousset/</link>
					<comments>https://beaujolaisandco.fr/interview-xavier-rousset/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Cela fait une vingtaine d’années que Xavier œuvre au rapprochement avec la perfide Albion. Il n’a plus de secret pour le Royaume de Sa Bien Gracieuse Majesté et vice et versa. Au départ, le parcours est classique dirons-nous. Sommelier puis Chef Sommelier&#160;; sur le floor comme disent les Anglais. Littéralement, pour les non bilingues cela [&#8230;]]]></description>
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<p>Cela fait une vingtaine d’années que Xavier œuvre au rapprochement avec la perfide Albion. Il n’a plus de secret pour le Royaume de Sa Bien Gracieuse Majesté et vice et versa. Au départ, le parcours est classique dirons-nous. Sommelier puis Chef Sommelier&nbsp;; <em>sur le floor</em> comme disent les Anglais. Littéralement, pour les non bilingues cela veut dire sur le sol, le plancher. Une autre façon de dire sur le tas en fait. Ah ces Anglais, incorrigibles dans leur singularité. Puis vient le temps des rencontres avec <strong>Gérard Basset</strong> (sommelier le plus titré au monde), puis des titres&nbsp;: <strong>Master Sommelier et Meilleur Sommelier d’Angleterre</strong>. Enfin, le business du plaisir des papilles. Toujours basé sur le vin et la gastronomie évidemment avec l’ouverture de nombreux établissements. A ce jour il est engagé dans 5 établissements. Notre Gordon Ramsey à nous d’une certaine façon, mais la mèche moins blonde.</p>



<p>Bon, maintenant que les présentations d’usage et de bienséance sont faites, nous pouvons commencer l’échange sur notre sujet du jour&nbsp;: Le BEAU / JO / LAIS&nbsp;! Let’s go&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel est ton rapport historique au Beaujolais&nbsp;?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Du «&nbsp;no way&nbsp;»…</h3>



<p>Les débuts datent peut-être de la période de <em>l’Hôtel du Vin</em> (célèbre chaîne d’établissements à vin en Angleterre créée entre autres par Gérard Basset). On avait <strong>une chambre nommée avec un climat de Brouilly.</strong> A l’époque, je n’étais pas un grand fan avoue-t-il. Il faut dire qu’étant en Angleterre Xavier était davantage attiré par la découverte des vins étrangers, des choses qu’il ne connaissait pas plutôt que de se réfugier dans le confort du connu ou du tout-venant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">… au «&nbsp;oh my God&nbsp;!&nbsp;»</h3>



<p>Donc, le beaujolais, Xavier y vient sur le tard. Chez <em>Beaujolais &amp; Co</em>, on pense <strong>qu’il n’est jamais trop tard de toute façon</strong>. Des amis interviennent à ce stade et servent de guide à travers de vieux flacons. Cela m’a complètement changé avoue-t-il. Une révélation. C’est certain, cette dégustation était sur des appellations sympas, des grands millésimes, des terroirs qualitatifs reconnaît-il. Quand tu goûtes ce genre de vins après 10 ou 15 ans et que tu vois <strong>la complexité et la fraîcheur que ça a gardé</strong> ; c’était incroyable s’enthousiasme-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une histoire de famille</h3>



<p>Mais les débuts de l’histoire d’amour ne s’arrêtent pas là mes amis. Xavier avait un de ses restaurant- manageurs originaire de <strong><a href="https://beaujolaisandco.fr/fleurie/" data-type="post" data-id="2658" class="rank-math-link">Fleurie</a></strong>. Au début, un brin cabotin, Xavier y allait bon train pour les bonnes blagues sur le Beaujolais. Tout de flegme revêtu (pas de Grande Bretagne celui-ci mais made in Beaujolais),&nbsp; le restaurant-manageur lui assura qu’un jour Xavier viendrait sur place, dans sa famille et <strong>qu’il découvrirait alors des merveilles</strong>. Chose fut faite et fête se fit. C’était avec ce bienfaiteur et sa famille que Xavier eut ses premiers grands émois Beaujolais. Xavier est retourné bien évidemment plusieurs fois dans notre beau vignoble afin de rencontrer pas mal de monde, de goûter, pour au sortir constater que <strong>le Beaujolais, quand c’est du sérieux c’est du sérieux.</strong></p>



<p>Mais cette diablesse de tempérance arrive et sonne le glas. Xavier signale (à juste titre selon nous) qu’à côté de ce type de sensations, il y a tout ce qui est lié au <a href="https://beaujolaisandco.fr/beaujolais-nouveau/" data-type="post" data-id="2561" class="rank-math-link">beaujolais nouveau</a>. Mais c’est là autre chose indique-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveau, nouveau, est-ce que j’ai une gueule de beaujolais nouveau&nbsp;?</h2>



<p>Xavier nous a proposé une jolie transition pour cette thématique d’une originalité toute relative. Est-ce que finalement l’avenir du beaujolais peut se décliner en nouveau s’interroge <em>Beaujolais &amp; Co </em>?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tradition et modernité en beaujolais</h3>



<p>Notre sommelier d’outre-Manche reconnaît que <strong>la qualité du célèbre primeur a augmenté</strong>. Les <strong>volumes ont baissé et continueront de baisser</strong> reconnaît-il. Ce qui marque, c’est le côté festif souligne Xavier<strong>. Dans le Beaujolais, les vignerons ne se prennent pas la tête</strong>. Ils sont sympas. Ce n’est pas un vin sérieux, ce n’est pas fait pour être sérieux.</p>



<p>Selon Xavier, <strong>le futur passera plutôt par la qualité</strong> avec une vinification classique. Le mot est lâché. S’immisce alors une question insidieuse d’ordre technique. Que veut dire ce qualificatif de «&nbsp;classique&nbsp;» au sujet de la vinification&nbsp;? Pour faire simple, il y a <strong>deux écoles</strong> mes amis. La première, la <strong>vinification semi-carbonique</strong> qui est une vinification historique et traditionnelle dans le Beaujolais. Elle passe entre autres par la fameuse <strong>vendange entière</strong> c’est-à-dire non éraflée. La seconde est la <strong>vinification dite bourguignonne</strong>. Elle consiste à <strong>érafler la vendange.</strong> Certains grands domaines du Beaujolais utilisent totalement ou partiellement cette approche. Face à cela, Xavier ne tranche pas. Cela sera l’une ou l’autre mais <strong>ça ne sera pas le beaujolais nouveau qui fera le futur du Beaujolais</strong> conclut-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Naturellement «&nbsp;nature&nbsp;»</h3>



<p>Xavier évoque son expérience Londonienne. Dans ses établissements, ils avaient mis des bouteilles de primeurs à la carte pour fêter l’arrivée du nouveau mais également d’autres vins du Beaujolais. Il confirme l’engouement de l’Angleterre ou du moins de Londres pour les vins de notre vignoble. Xavier apporte alors un éclairage important à la discussion&nbsp;; <strong>le mouvement «&nbsp;nature&nbsp;»</strong>. <strong>En Angleterre l’engouement pour le Beaujolais est lié au mouvement «&nbsp;nature&nbsp;»</strong> affirme-t-il. Elémentaire mon cher Watson aurait-il pu dire. Il suffit de regarder&nbsp;: Foillard, Métra (sur allocation maintenant semble regretter Xavier), Lapierre sont tous des domaines historiques dits «&nbsp;nature&nbsp;» dans le Beaujolais. Jean Louis Dutraive (Domaine de la Grand’Cour) est également sur allocation. Cela n’existait pas il y a 5 ou 10 ans constate Xavier. C’est donc tout un mouvement de bons vins nature qui s’est imposé en Angleterre indique Xavier. Il n’y a pas de faute. Cela aide le Beaujolais à pousser dans la bonne direction. Mais il conclut avec sagesse et pragmatisme en constatant <strong>qu’il y a aussi des domaines non nature qui sont très bons également.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le «&nbsp;nature&nbsp;» est-il une seconde nature du Beaujolais&nbsp;?</h2>



<p>Xavier confirme son sens des transitions et des enchaînements. C’est fort aimable à lui. Nous voici tout tranquillement arrivé dans l’univers « nature » déjà évoqué. Allons plus loin cher lecteur. <strong>Viens avec nous plonger tes méninges dans les profondeurs de cette terre naturelle.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Comme un rejet du passé…</h3>



<p>Notre sommelier transfuge propose la lecture suivante. Dans l’approche dite «&nbsp;nature&nbsp;» il y a aussi un <strong>rejet de la pratique des parents</strong> et des grands-parents. Pratique basée sur beaucoup de pesticides. Il s’agit ici d’une forme de réaction avec une volonté de coupure.</p>



<p>Par ailleurs, <strong>les prix d’installation dans le Beaujolais étaient restés attractifs</strong> comparativement à d’autres vignobles. Les jeunes vignerons pouvaient s’établir et avaient de fait moins de contraintes pour tenter des essais en termes de viticulture et de vinification.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Esprit gourou</h3>



<p>Mais Xavier rappelle que Foillard, Lapierre, Lapalu, pour ne citer qu’eux, cela fait déjà un bon moment qu’ils font du vin nature. D’ailleurs, selon Xavier, le fait d’avoir goûté des vins nature de cette qualité et de voir, qu’avec le temps, ils n’ont pas bougé véritablement cela a rassuré certains vignerons. Ces derniers se seraient dit que c’était là exactement ce qu’ils recherchaient. <strong>Les grands noms ont servi de modèle à copier par la génération suivante&nbsp;</strong>; bien plus que Jules Chauvet probablement (se référer à nos interview précédentes ou d’autres textes sur la présentation du Beaujolais sur notre site). Et de considérer qu’il <strong>faut toujours un «&nbsp;petit gourou&nbsp;» dans une région.</strong> L’effet d’entraînement s’est fait ainsi. Mais malicieusement, Xavier n’oublie pas de signaler qu’il y a aussi eu des ratés dans l’univers des vins «&nbsp;nature&nbsp;». Et de conclure sur la note optimiste qu’à l’heure actuelle c’est clairement de mieux en mieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels sont les handicaps actuels du Beaujolais&nbsp;?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Beaujolais nouveau, je t’aime moi non plus</h3>



<p>Xavier est très clair, il y a encore beaucoup de travail. <strong>Le beaujolais nouveau a fait des dégâts à long terme</strong>. Il confie connaître plein de personnes qui ne veulent pas goûter du beaujolais car dans leur tête, c’est du beaujolais nouveau. Mais quand ils goûtent, c’est autre chose.</p>



<p>La chose n’est pas facile pour le producteur reconnaît-il. Mais au bout d’un moment, le consommateur finit par acheter le vigneron. Et de compléter son propos en indiquant qu’il faudra du temps pour pérenniser cela et que le consommateur achète de façon pérenne la qualité.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">En avoir pour son argent</h3>



<p>En outre, à l’heure actuelle<strong>, le rapport prix / plaisir est fantastique en Beaujolais</strong> s’enthousiasme Xavier. Cela n’a pas flambé comme dans d’autres régions. C’est un <strong>atout hyper bénéfique</strong>. Xavier développe ainsi son propos. Quand tu as envie d’un vin qu’ils appellent «&nbsp;glouglou&nbsp;» (pour info, chez <em>Beaujolais &amp; Co</em>, on déteste ce terme, même si on en comprend parfaitement le sens et l’idée qu’il véhicule), que tu as envie d’un second verre et qu’avec le temps, l’acidité s’est un peu érodée, et bien tu vas chercher <strong>la complicité du <a href="https://beaujolaisandco.fr/cepage-gamay/" data-type="post" data-id="2499" class="rank-math-link">Gamay</a></strong>, tu vas dans le Beaujolais. Et donc, ce rapport qualité/prix va être un enjeu hyper important dans le futur pour arriver à <strong>s’établir sur un marché fortement concurrentiel.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le «&nbsp;glouglou&nbsp;» va-t-il cacher les crus&nbsp;?</h2>



<p>Nous précisons notre interrogation. Est-ce que l’avenir ne passe pas au contraire par la valorisation des <a href="https://beaujolaisandco.fr/crus-du-beaujolais/" data-type="post" data-id="2705" class="rank-math-link">crus </a>(au prix plus élevé) plutôt qu’au rapport prix/plaisir glouglou évoqué précédemment&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un positionnement pyramidal</h3>



<p>Xavier nuance le questionnement. Il nous alerte sur le fait que ces vins premiums, <strong>ces crus, cela représente une infime partie du marché</strong>, peut-être 5 %. Donc à ne vouloir se concentrer que sur ce segment de marché, ce style de vin, le Beaujolais risque de se retrouver avec 95 % plus difficiles à vendre.</p>



<p>Pour le client lambda (dont la connaissance du vin est faible), cela risque d’être compliqué de lui dire de garder quelques années son beaujolais, de le guider vers des crus à goûter, des grands terroirs ou des jolis millésimes. <strong>Pour le client lambda, tous les vins du Beaujolais se ressemblent un peu</strong>. Un beaujolais, c’est un beaujolais.</p>



<p>Fort de ce constat, Xavier ne pense pas que le futur se trouve ici, dans cette approche. Il faudra que les vignerons se démarquent pour prouver que le top, les 5 %, c’est la crème de la crème, la qualité et que les 95 %, le beaujolais, c’est un vin plus simple, plus accessible. Et de conclure en confessant que <strong>le côté glouglou c’est vachement sympa tout de même.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ecouter son terroir</h3>



<p>Xavier insiste sur le fait qu’il ne faut pas que les vignerons se prennent au sérieux. D’ailleurs, ils ne se prennent pas au sérieux reconnaît-il et c’est une bonne chose. Plus largement, il ne faut <strong>pas dénaturer le Gamay</strong>. Sur certains terroirs, le Gamay c’est fait pour être glouglou. Si le vigneron essaye de forcer en vinification et de le rendre trop tanique, alors tu dénatures le cépage. Il faut donc véritablement bien cibler les terroirs où on peut entreprendre une telle approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux du réchauffement climatique&nbsp;</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Des vignerons déjà à la manœuvre</h3>



<p>Xavier indique qu’en terme de vinification, les vignerons ont déjà commencé à prendre le réchauffement climatique en compte et à s’y adapter. Il a aussi constaté un point tout à fait marquant, <strong>les bons vignerons passent beaucoup plus de temps dans les vignes</strong>. Pour ceux qui ne le faisaient pas, ils ont davantage recours à de la vendange entière. En s’adaptant ainsi en viticulture et vinification, le mouvement est lancé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Step by step</h3>



<p>Cela étant, notre anglais d’adoption pense que le Beaujolais n’est pas le plus mal loti. Taquin il précise que ce n’est une mauvaise chose pour personne si on n’a pas autant besoin qu’avant de <strong>chaptaliser</strong>. Précisions cher lecteur que chaptaliser &nbsp;signifie&nbsp; rajouter du sucre à une vendange pas assez mûre pour atteindre un niveau d’alcool satisfaisant.</p>



<p>Le Beaujolais a tout de même un peu de temps pour voir venir souligne-t-il. Je serais à Chateauneuf-du-Pape, je serais davantage inquiet. En conclusion de réflexion, Xavier indique que peut-être il faudra passer par une modification de l’encépagement, style syrah, mondeuse. Mais globalement nous n’y sommes pas encore selon lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accord insolite</h2>



<p>Vous le savez désormais chers lecteurs, nous sommes un brin décalés et iconoclastes chez <em>Beaujolais &amp; Co. </em>Cette question de l’accord insolite d’un plat avec un vin du Beaujolais en témoigne.</p>



<p>Pourquoi pas une Pastilla Marocaine retravaillée lance Xavier tout de go. Le pigeon, un pithiviers de pigeon avec une bonne sauce champignon crémée. C’est assez riche mais l’acidité du Gamay devrait pouvoir équilibrer cela. Mais un Gamay de structure insiste Xavier. Le pigeon devra être servi bien rosé.</p>



<p>Il n’oublie pas <strong>qu’un Gamay cela peut vieillir super bien</strong>. Au sortir de 5 ou 6 ans d’évolution, avec un beaujolais bien fait, il y a matière à plaisir. La maturité commence à être là, l’acidité est déjà un peu plus en retrait. Donc ce sont des vins vachement agréables. Et, juge de paix suprême, quand c’est bien fait, un Gamay tu veux toujours un second verre. Chez <em>Beaujolais &amp; Co</em>, on n’aurait pas dit mieux.</p>



<p>Voilà de quoi terminer sur une note plus que salivante qui met les papilles en éveil. C’est bientôt l’heure de passer à table de toute façon…</p>



<p><strong>Retrouvez les autres interviews :</strong></p>



<ul class="wp-block-list" id="block-b8f0b11a-e31c-41ea-9af1-af1f85438e8b"><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/"></a><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/">L&rsquo;interview de Pierre Vila Palleja</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/"></a><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-florent-martin-2/">L&rsquo;interview de Florent Martin</a></li><li><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-pierre-vila-palleja/"></a><a href="https://beaujolaisandco.fr/interview-aymeric-pollenne/">L&rsquo;interview d&rsquo;Aymeric Pollenne</a></li></ul>
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		<title>Vins Cabotins : le livre de Médérick Trémaud</title>
		<link>https://beaujolaisandco.fr/vins-cabotins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Médérick Trémaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Apr 2021 13:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Résumons-nous&#160;! A l’instar du « Zizi » de Pierre Perret, du moins sa chanson, il existe mille et un livres sur le vin. Des petits, des gros, des lais, des beaux, des expressifs, des décevants, dès qui vous tombent des mains et d’autres que l’on serre d’émotion etc. Les vins, eux aussi tous différents les uns des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Résumons-nous&nbsp;!</p>



<p>A l’instar du <em>« Zizi »</em> de Pierre Perret, du moins sa chanson, <strong>il existe mille et un livres sur le vin</strong>. Des petits, des gros, des lais, des beaux, des expressifs, des décevants, dès qui vous tombent des mains et d’autres que l’on serre d’émotion etc.</p>



<p>Les vins, eux aussi tous différents les uns des autres, nous racontent tant de belles histoires. Les leurs, celles de leurs « créateurs », des lieux où ils sont nés. Celles de ces « terroirs » dont nous sommes si fiers en France et dont <strong>les vignobles du monde entier nous envient</strong> ; jusqu’à s’approprier le terme.</p>



<p>Ici, nulle mise en avant de mes vignerons préférés. <strong>Aucune présentation de vignobles et cépages du monde entier</strong>. Discrétion absolue à propos de l’incommensurable question des accords mets/vins. Inutile de parler technique de service, préparation de vins, approche de dégustation. Beaucoup a déjà été dit sur tous ces sujets ; bien mieux que je ne le ferai jamais.</p>



<p>Alors pourquoi avoir la prétention de participer à cette orgie vino-livresque ? Et bien cela renvoie à la raison pour laquelle nous buvons du vin. Il me semble important d’y revenir ; sans cesse, toujours et encore. <strong>Après-tout, c’est vrai ça, pourquoi boit-on du vin ?</strong></p>



<p>De prime abord la question peut sembler anecdotique et la réponse évidente. Je pense bien au contraire qu’il n’en est rien. Reçu initialement en « initiation », j’ai très souvent eu l’occasion de soumettre ce questionnement apparemment simple à mes amis, aux équipes avec lesquelles j’ai travaillé. Le regard surpris, <strong>la confusion les a quasiment tous unis.</strong></p>



<p>Or nous buvons, ou devrions boire pour <strong>LE PLAISIR !</strong> Et qu’utilise-t-on pour éprouver du plaisir ? Nos cinq sens. Bien étrange chose, ce plaisir est maximisé quand il est partagé. Nous y voilà, la boucle est bouclée.</p>



<p>Le partage de plaisirs éprouvés est la modeste et sincère raison d’être de ce livre. J’ai bien parlé de partage et pas d’exhibition d’égo. Je laisse cela aux experts geeks à deux papilles et au compte en banque bien rempli.</p>



<p>Mais de quel plaisir parlons-nous alors&nbsp;exactement ? Celui que j’ai eu à déguster ces vins avec Denis, mon colocataire rhinocéros, que vous allez apprendre à connaitre à travers ces pages.</p>



<p>Celui d’être un humble relais, <strong>témoin des ces vigneronnes et ces vignerons</strong> qui chaque jour que Bacchus fait, mettent tant de cœur à l’ouvrage pour aboutir au meilleur et ravir inlassablement nos papilles. L’hommage s’impose, toujours et encore.</p>



<p>Celui de sortir d’un carcan et d’un monde parfois trop engoncé dans ses certitudes apprises. Parler à tous. Le faire avec exigence et respect que méritent les vins. Le plaisir de la transmission à travers la pédagogie et non pas la vulgarisation. En toute chose je préfère la première à la seconde.</p>



<p>Mais le faire dans un souffle d’humour, de second degré, d’ironie parfois grinçante. Oui assurément, je le revendique. <strong>Le faire surtout avec cœur, humilité et personnalité.</strong></p>
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