Vins Cabotins : le livre de Médérick Trémaud

vins cabotins

Résumons-nous !

A l’instar du « Zizi » de Pierre Perret, du moins sa chanson, il existe mille et un livres sur le vin. Des petits, des gros, des lais, des beaux, des expressifs, des décevants, dès qui vous tombent des mains et d’autres que l’on serre d’émotion etc.

Les vins, eux aussi tous différents les uns des autres, nous racontent tant de belles histoires. Les leurs, celles de leurs « créateurs », des lieux où ils sont nés. Celles de ces « terroirs » dont nous sommes si fiers en France et dont les vignobles du monde entier nous envient ; jusqu’à s’approprier le terme.

Ici, nulle mise en avant de mes vignerons préférés. Aucune présentation de vignobles et cépages du monde entier. Discrétion absolue à propos de l’incommensurable question des accords mets/vins. Inutile de parler technique de service, préparation de vins, approche de dégustation. Beaucoup a déjà été dit sur tous ces sujets ; bien mieux que je ne le ferai jamais.

Alors pourquoi avoir la prétention de participer à cette orgie vino-livresque ? Et bien cela renvoie à la raison pour laquelle nous buvons du vin. Il me semble important d’y revenir ; sans cesse, toujours et encore. Après-tout, c’est vrai ça, pourquoi boit-on du vin ?

De prime abord la question peut sembler anecdotique et la réponse évidente. Je pense bien au contraire qu’il n’en est rien. Reçu initialement en « initiation », j’ai très souvent eu l’occasion de soumettre ce questionnement apparemment simple à mes amis, aux équipes avec lesquelles j’ai travaillé. Le regard surpris, la confusion les a quasiment tous unis.

Or nous buvons, ou devrions boire pour LE PLAISIR ! Et qu’utilise-t-on pour éprouver du plaisir ? Nos cinq sens. Bien étrange chose, ce plaisir est maximisé quand il est partagé. Nous y voilà, la boucle est bouclée.

Le partage de plaisirs éprouvés est la modeste et sincère raison d’être de ce livre. J’ai bien parlé de partage et pas d’exhibition d’égo. Je laisse cela aux experts geeks à deux papilles et au compte en banque bien rempli.

Mais de quel plaisir parlons-nous alors exactement ? Celui que j’ai eu à déguster ces vins avec Denis, mon colocataire rhinocéros, que vous allez apprendre à connaitre à travers ces pages.

Celui d’être un humble relais, témoin des ces vigneronnes et ces vignerons qui chaque jour que Bacchus fait, mettent tant de cœur à l’ouvrage pour aboutir au meilleur et ravir inlassablement nos papilles. L’hommage s’impose, toujours et encore.

Celui de sortir d’un carcan et d’un monde parfois trop engoncé dans ses certitudes apprises. Parler à tous. Le faire avec exigence et respect que méritent les vins. Le plaisir de la transmission à travers la pédagogie et non pas la vulgarisation. En toute chose je préfère la première à la seconde.

Mais le faire dans un souffle d’humour, de second degré, d’ironie parfois grinçante. Oui assurément, je le revendique. Le faire surtout avec cœur, humilité et personnalité.

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